A propos des techniques de tsuki, il y a un document intéressant relatif à un certain Oishi Susumu du clan Yanagigawa qui, dans la période Tempo (1830‐1844), se servit d’un shinai particulièrement long mesurant 5 shaku 3 sun (environ 167cm) afin de battre à plates coutures un épéiste renommé d’Edo avec des tsuki et des coupes au dô. Il apparaît qu’Oishi n’était pas seulement le maître de sa propre école Oishi Shinkage‐ryû, mais possédait également une licence d’enseignant de l’école Oshima‐ryû Sôjutsu (techniques de lance). Il semble s’être servi des son habileté aux piques des techniques de lance pour prendre un avantage certain sur le point faible des bôgu de kenjutsu. Peut‐être en partie dû aux exploits d’Oishi, les shinai plus longs devinrent à la mode dans les années qui suivirent.
Aussi, comme dépeintes dans certaines images de bôgu de cette époque contenues dans le fameux livre de Takano Sasaburo, Kendo, de larges protections de gorge furent alors ajoutées au men dans le but de garder cette cible plutôt fragile (illustration 10).
Tout ce qui pouvait être populaire à Edo faisait son chemin vers les provinces, et les protections de gorge attachées au men ne furent plus une exception. Par exemple, ce set rudimentaire de bôgu fabriqué à la main dans un petit village en 1836 (illustration 11) est fait de bambou, mais possède une protection de gorge énorme.






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