• L’Historique du Bôgu

    Le bôgu pendant le Bakumatsu.
    Avec l’arrivée des bateaux noirs de Perry à Uraga, le Japon fut forcé d’ouvrir ses portes à l’Ouest, et il y eut une très forte augmentation des ventes d’armes et d’armures. Ces événements prirent le Bakufu par surprise qui décida précipitamment la construction d’une académie militaire nationale (la susmentionnée Kobusho) à Edo en 1855 afin d’encourager l’étude des bujutsu.

    Le Kobusho fut responsable de l’unification des critères se rapportant au bôgu et au shinai utilisés dans la pratique du kenjutsu, qui, jusqu’alors, variaient d’une école à l’autre et d’un dojo à l’autre. Le Kobusho entreprit aussi de placer moins l’accent sur la pratique des kata que sur l’entraînement au shiai, et établit les règlements relatifs à la longueur des shinai, réduite à pas plus de 3 shaku 8 sun (environ 115 cm). Cela porta effectivement le kenjutsu à un autre niveau, détaché de toute école ou tradition particulière. L’accent sur le shiai entraina également un regain d’intérêt pour les matches inter écoles (taryû-jiai), et des bôgu plus solides et plus transportables furent développés.

    Alors que les jours du Bakufu allaient sur leur fin, le très répandu une pièce en cuir fut incorporé à un set d’armure facile à transporter. Dans le cas des armures en bambou, la zone de la poitrine jusque sous les hanches était en général droite et rigide, alors que le dô en cuir pouvait posséder une courbure s’ajustant aux lignes du corps. Aussi, avec l’armure en bambou, le et le tare étaient assemblés en une pièce unique et le tare consistait en trois rabats de protection. Mais, avec la version en cuir, le et le tare furent séparés, et le tare fut amélioré par l’ajout de deux rabats supplémentaires. Le men n’était pas différent de celui utilisé aujourd’hui, et possédait quarante barres métalliques horizontales protégeant le visage. Les barres horizontales et verticales étaient protubérantes et étaient suffisamment solides pour protéger des piques au visage. De plus, le matelas du men était à peu près de la même taille que la protection de gorge, ne protégeant qu’à peine les épaules et paraissait donc très court en comparaison des men actuels. La protection de gorge était quelque peu conséquente en largeur mais ne possédait pas la protection de secours à l’arrière comme les men modernes ont (illustration 13).


    Illustration 13

    A cette époque, les dô étaient faits de bambou avec une couche de cuir protecteur tendu sur le devant. La partie principale du dô devint bombée, très similaire aux dô utilisés aujourd’hui (illustration 14).


    Illustration 14

    Comments 1 Comment
    1. Daniel_klc's Avatar
      Daniel_klc -
      Merci beaucoup pour la traduction ! (Thanks a lot for the translation!)

      Very interesting!
  • Tozando